LA GOUTTE CREATIVE

Dharamshala : Le Tibet en Inde

Immersion dans un territoire indien aux allures tibétaines. Accueil des migrants arrivant du Tibet dans une ouverture du coeur à diffuser. Un bel exemple d’humanité !

Charlotte

De 2016 à 2018 – Dharamsala, accueille les aventures de Charlotte et Charly. Sur le toit du monde, on découvrira les beautés de l’humanité !

 

L’Himachal Pradesh, ça ne vous parle pas vraiment ? Mc Leod Ganj non plus ? Mais Dharamsala ? Là, en général on voit pointer dans son esprit les notions de communauté tibétaine, de gouvernement tibétain en exil,  du Dalaï Lama, de bouddhisme.

Ça y est, on commence à confondre : Inde ou Tibet ? De quel pays on parle ? On vous explique avec ce retour sur notre belle immersion de plusieurs années sur les hauteur de l’Inde et le lieu d’asile des tibétains. 

Dharamsala est la perle bouddhiste de l’Himachal Pradesh

Mc Leod Ganj est le nom du village perché dans les montagnes où le Dalaï Lama vit, à quelques kilomètres de Dharamsala s’étendant un peu plus bas dans la vallée. Une histoire de moustiques et de chaleur trop intenses ont mené le Dalaï Lama à venir s’installer sur les contreforts de la chaîne himalayenne, à Mc Leod Ganj donc.

♦ Ici, il y a une église catholique avec des croix celtiques, des temples hindous, le temple du Dalaï Lama et des moines bouddhistes, beaucoup de moines, en robe rouge et ocre qui sillonnent les rues de la ville.

♦ Ici, on vit au rythme des sons hindis et tibétains murmurés, une harmonie de Tashi Delek (bonjour, merci et aurevoir en tibétain) et Namasté (bonjour en hindi) la clameur de la vie, entre indiens et réfugiés devenus locaux, qui chaque matin renaît.

♦ Ici, on a des vaches sacrées, des statues du Bouddha, des représentations de Shiva, des symboles bouddhistes, des tridents hindouistes, des pujas et des mantras, des moulins de prière et des bindis…

♦ Ici, en Himachal Pradesh, on est sur le territoire indien, mais à Dharamsala c’est le sol du Tibet qu’on a l’impression de fouler.

Rares sont ceux qui viennent à Dharamsala sans avoir un intérêt pour le Tibet, le bouddhisme ou le Dalaï Lama. Rares sont ceux qui s’approchent de ce haut lieu de culte sans chercher à avancer sur une quête de spiritualité.

Les tibétains, un peuple déraciné qui trouve ici un peu de sérénité

Sans développer ici toute l’histoire politique du Tibet et le rôle du gouvernement chinois dans la liberté de circulation des tibétains, retenons simplement leur espoir de « retourner au pays » et leur lutte pacifique pour que personne n’oublie que le Tibet n’est pas libre.

Les tibétains sont ici des réfugiés politiques sans statut particulier, ils doivent renouveler leurs visas et leur droit de résidence comme nous, étrangers de passage, alors qu’ils vivent et naissent sur le sol indien qui, sans être le leur, les accueille aujourd’hui.

Pas de droit du sang, pas de droit du sol, pas de passeport officiel délivré par les autorités chinoises, pas le droit de rentrer au Tibet, pas le droit d’en ressortir. Encore ces montagnes himalayennes à franchir, clandestinement, pour atteindre Dharamsala, la petite Dhassa en hommage à Lhassa, capitale occupée du Tibet.

Voilà pourquoi ici, on se sent au Tibet, un foyer déplacé. Reconstruites, leurs habitudes de vie se sont adaptées à la culture indienne.

Dans la chaleur du coeur, à Dharamshala on accueille !

Une place a été faite pour cette communauté de réfugiés par les locaux hindouistes, les habitants du coin et le gouvernement national indien. Devant la beauté de cette mixité, les sourires échangés entre indiens, tibétains et voyageurs de passage, on ne peut que courber l’échine en marque de respect.

♦ Respect de ce combat pacifique, passé sous silence par les médias, nié en bloc par le gouvernement chinois, ignoré par les occidentaux bien trop éloignés du conflit et des enjeux de l’Occident.

♦ Respect surtout face à cette joie de vivre, de savourer le moment présent, de s’épanouir dans l’amour et le partage qui semble balayer les idées noires d’un revers de main négligé pour instaurer le règne de la pensée positive si relaxante et si appréciable.

♦ Respect devant la bienveillance des indiens qui ont ouvert leurs bras et leur frontière, laissé le TCV (Tibetan Children Village) s’établir, le temple du Dalaï Lama se construire, et la communauté tibétaine s’installer. Grâce à cette ouverture d’esprit, le site de Norbulinka a ressuscité des cendres du centre de médecine et d’art à Lhassa, la bibliothèque et les archives tibétaines sont à nouveaux protégées et regroupées à Mc Leod, les pèlerinages autour de la Kora peuvent être effectués en toute liberté.

Se sentir au Tibet sur le sol indien… Mother India a rendu cette situation riche d’enseignements possible offrant aux visiteurs une double découverte de culture, de tradition mais surtout une révélation du « vivre ensemble » à découvrir à travers ces trois exemples d’intégration :

Le TCV : Tibetan children Village. Enseigner pour préserver la langue et culture tibétaine

 

L’école du TCV, Tibetan Children’s Village. Ouverte en 1960 et placée sous l’égide de la sœur aînée de sa Sainteté le Dalaï Lama, l’idée à l’origine était d’apporter protection, logement et éducation à 51 enfants réfugiés. Le concept a séduit et prouvé son efficacité ; aujourd’hui, il existe plusieurs établissements dispersés du nord au sud de l’Inde avec plus de 17.000 élèves de toutes origines.
Au milieu du rire des enfants et de l’agitation effervescente, il est facile de comprendre l’intérêt de ces lieux de préservation de l’identité tibétaine, entre partage des valeurs, transmission de la culture et apprentissage de la langue, le TCV permet de préserver les traditions.

La Kora et le temple du Dalaï Lama

Marcher le long du sentier de la «Kora» c’est s’autoriser à prendre le temps d’observer : les paysages magnifiques dévoilant les sommets de l’Hymalaya, l’architecture fine et travaillée des stupas et l’allure sereine et paisible des pèlerins. Petits pas après petits pas, leurs mains font tourner les moulins à prières, leurs doigts défilent sur les mantras comme les perles de leurs malas (sorte de rosaires). Cette marche circulaire méditative autour du temple et de la résidence du Dalaï Lama est idéale pour s’imprégner de l’énergie des lieux. La philosophie bouddhiste tibétaine est bien représentée par les stupas (appelées ici Chortens) qui furent inaugurées par le Dalaï Lama lui-même et symbolisent l’esprit du Bouddha et les différentes étapes de sa progression vers l’eveil.

Norbulingka : promotion et protection de l’héritage de la culture tibétaine

L’institut de Norbulingka a été fondé dans le but d’enseigner et de préserver l’art traditionnel tibétain dans le domaine de la sculpture sur bois, de la fabrication de statues, de thangkas (peinture tibétaine) et de broderies. Son temple central est inspiré de la résidence d’été du précédent Dalaï-Lama. Aujourd’hui, l’institut forme aux métiers traditionnels et ouvre ses ateliers aux visiteurs de passage qui souhaitent simplement admirer le savoir-faire ou y participer en prenant des cours.

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